Une personne sur dix connaît des difficultés de logement durables (©Olivier Morin – AFP)
Une étude de l’Insee montre que 28% des Français subissent des difficultés de logement de façon ponctuelle, dues à l’inconfort ou au surpeuplement. Pour 10% d’entre eux, ces difficultés perdurent.
(LaVieImmo.com) – Certes, les choses se sont arrangées. « En quarante ans, le confort des logements s’est considérablement amélioré », rappelle l’Insee dans son étude publiée ce mercredi sur le logement en France pour la période allant de 2014 à 2017. L’institut enfonce le clou: « Jusqu’à la fin des années 1970, un logement sur quatre ne disposait pas de salle de bain ou de toilette à l’intérieur ». Aujourd’hui, le confort sanitaire de base, c’est-à-dire l’eau courante, une baignoire ou une douche et des toilettes à l’intérieur est « désormais quasi-intégralement acquis ». Pour autant, des difficultés de logement persistent.
Ces difficultés peuvent être aussi bien un défaut d’équipement de chauffage ou d’isolation ou une mauvaise adaptation du logement à ses occupants (trop coûteux à chauffer, trop petit ou inadapté à la taille du ménage).
Des difficultés qui deviennent durables
La part de la population confrontée à ces difficultés de façon ponctuelle (c’est-à-dire au moins une année en 2014 ou en 2017, précise l’Insee) atteint 28%. Et pour plus d’un tiers de ces personnes, soit 10%, ces difficultés sont devenues durables, « c’est-à-dire en 2014 comme en 2017 ». L’étude précise les profils les plus touchés. Ainsi, ces difficultés concernent davantage les ménages les plus jeunes, et diminuent avec l’âge à mesure que le niveau de vie augmente: « Pour ces jeunes ménages, les difficultés sont plus souvent transitoires, car leur mobilité est plus importante ». De plus, les difficultés sont plus présentes dans l’unité urbaine de Paris, en particulier les nuisances sonores (voisinage ou environnement extérieur) et le surpeuplement.
Les locataires et les familles monoparentales connaissent beaucoup plus souvent des difficultés de logement. « Ces catégories de ménages ont en effet un niveau de vie moyen plus faible que d’autres, précise l’Insee. Sans surprise, près de la moitié (45%) des personnes modestes connaissent des difficultés de logement en 2014 ou en 2017, soit trois fois plus que les personnes aisées (16%).
Par ailleurs, l’Insee constate que si le surpeuplement a fortement baissé depuis le milieu des années 1980, passant de 16% des ménages en 1984 à 8% en 2006, il touche toujours certains foyers. Les personnes modestes sont sept fois plus nombreuses que les personnes aisées à vivre dans un logement surpleuplé. Les familles monoparentales vivent deux fois plus souvent dans un logement surpeuplé que les couples avec enfants, cinq fois plus que les personnes seules et quinze fois plus que les personnes en couple sans enfant. « Les situations de surpeuplement sont souvent persistantes, encore plus que les difficultés de logement dans leur ensemble : ainsi, la moitié des habitants qui en souffrent en 2014 ou en 2017 les subissent au cours des deux années ».

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