Parmi les sources de bruit à Paris, on retrouve les transports et les commerces (©AFP)
Le quartier dans lequel est situé un appartement, mais aussi son exposition sur cour ou rue ainsi que son étage, ont un impact important en matière de nuisances sonores.
(BFM Immo) – La ville lumière est réputée pour sa vie nocturne, économique et culturelle. Encore faut-il ne pas être trop sensible aux bruits. Dans certains quartiers, les nuisances sonores sont particulièrement importantes.
Si l’organisme Bruitparif réalise déjà des rapports détaillés sur les bruits routier, ferroviaire et aérien (voir sa carte interactive détaillée ici), une étude menée par Flatlooker vient apporter des éléments complémentaires.
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La start-up, spécialisée dans la gestion locative, est allée vérifier le bruit à l’intérieur même de 1.500 appartements parisiens au moyen d’un sonomètre. Et d’après cette enquête, publiée ce mercredi, c’est dans le XVIIIe arrondissement que l’intensité sonore moyenne est la plus forte (59,1 décibels) L’arrondissement est ainsi « le plus bruyant de Paris, notamment du côté des quartiers de la Goutte d’or et de la Chapelle, du fait de la grande concentration de terrasses de restaurants et de bars », détaille dans un communiqué Nicolas Goyet, co-fondateur de Flatlooker. Après le XVIIIe arrondissement, ce sont les XVIIe (56,5 décibels) et le VIIe (55,7 décibels) arrondissements où le bruit constaté à l’intérieur des logements est le plus important. « Côté XVIIe, c’est précisément à Batignolles que l’on trouve l’environnement le plus bruyant dû à l’aménagement de la ZAC Clichy-Batignolles. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le VIIe arrondissement arrive en troisième position. L’intensité sonore se concentre surtout dans le quartier du Gros-Caillou », où les véhicules peuvent, sur certaines artères proches du Champ de mars, « circuler avec plus de liberté », explique Nicolas Goyet.
Les arrondissements centraux davantage silencieux
Inversement, les arrondissements centraux, qui accueille moins de trafic routier, sont moins touchés par cette problématique, à l’instar du IIe arrondissement (42,3 décibels) ou du IXe arrondissement (43,5 décibels). Côté IIe, « la densité de population y est la plus faible de Paris », décrypte Flatlooker. Et « côté IXe, le maillage dense de petites rues favorise une intensité sonore peu élevée ».

Mais en fonction de votre étage ou de l’emplacement du logement au sein de l’immeuble, le bruit peut également grandement varier. Ainsi, sans surprise, les appartements les plus calmes sont ceux qui donnent sur cour (37 décibels fenêtres fermées en moyenne, 43,2 décibels fenêtres ouvertes), tandis qu’un logement donnant sur une rue ouverte à la circulation affiche une intensité sonore de 38,4 décibels (48,5 décibels fenêtres ouvertes). De même, plus vous êtes en étage élevé, et moins votre appartement a de chance d’être silencieux, tout du moins lorsque les fenêtres sont ouvertes et jusqu’à un certain étage. En effet, l’intensité sonore moyenne augmente pour atteindre son pic pour les appartements situés au 5e étage (47,1 décibels, contre 43,9 pour un rez-de-chaussée), avant de redescendre (à 46 décibels pour un 7e étage). « Cela peut sembler contre-intuitif mais du fait de la réverbération du bruit sur les façades, les étages élevés ne sont pas les plus calmes. A partir du 7ème étage, le logement est suffisamment haut pour que le bruit de la rue se fasse moins entendre », commente Nicolas Goyet.
16,8% des logements jugés trop bruyants en France
Des défauts importants à prendre en compte pour les locataires comme pour les propriétaires. D’ailleurs, le prix d’un bien immobilier subit généralement une décote lorsqu’il est situé dans un environnement bruyant. S’il n’existe pas d’étude précise sur ce point (en dehors de l’impact sur les prix immobiliers du bruit lié au trafic aérien), une étude datant de 2016 réalisée par le cabinet EY pour l’Ademe et le Conseil national du bruit (« Le coût social des pollutions sonores ») estimait une perte de valeur pour les logements bruyants dans une fourchette allant de 10 à 20%. « Cette décote est le plus souvent la conséquence de la présence d’un commerce (café, restaurant, discothèque salle de concert bruyant), le bruit de voisinage lié au comportement étant plus imprévisible et moins facile à établir par un nouvel acquéreur », soulignait ainsi le rapport.
Les nuisances sonores touchent d’ailleurs de nombreux Français, même si la situation s’améliore progressivement. Selon les données de l’Insee, 16,8% des logements étaient considérés comme trop bruyants en France en 2017, contre 20,2% du parc des résidences principales en 2006.

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Source : LaVieImmo.com : toute l’actualité immobilière