Logement neuf: déjà mal partis, les promoteurs craignent les suites de la crise (©Thomas Samson – AFP)
Les ventes des promoteurs ont chuté de 30% au premier trimestre par rapport au premier trimestre 2019. Depuis plusieurs trimestres, les promoteurs s’inquiètent de la difficulté à lancer des projets.
(BFM Immo) – Le marché du logement neuf a connu un mauvais début d’année avant même de subir la pleine mesure de la crise du coronavirus, ont rapporté les promoteurs, exprimant leurs craintes pour la suite. Au premier trimestre, les ventes des promoteurs français ont chuté de 30% par rapport à la même époque de l’an dernier, selon les chiffres de la FPI, la fédération du secteur.
Ces chiffres concernent essentiellement les ventes de logements situés dans des immeubles, la principale activité des promoteurs immobiliers. Par essence et par contraste avec les maisons, il s’agit d’un marché d’abord situé dans les villes. Il a subi les effets du confinement mis en oeuvre fin mars face au Covid-19. De nombreux chantiers ont été interrompus et l’examen des permis de construire a largement cessé.
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Mais les chiffres des promoteurs ne donnent pour l’heure qu’une idée des premiers effets du confinement, qui a perduré jusqu’à début mai, et témoignent donc d’une situation difficile avant même la crise. « Le Covid a exacerbé une situation et des tendances qui préexistaient », a résumé Alexandra François-Cuxac, présidente de la FPI, lors d’une conférence de presse.
Une « problématique de ralentissement »
Depuis plusieurs trimestres, les promoteurs s’inquiétaient déjà de la difficulté à lancer des projets. En témoigne le niveau de leur offre, évalué par l’indice des mises en vente. Au premier trimestre, celles-ci se sont effondrées de moitié. « On avait déjà une très forte contraction de l’offre de logements et on était déjà sur une problématique de ralentissement », a insisté Alexandra François-Cuxac, prévenant que les indicateurs seraient encore plus « dégradés » au second trimestre.
Le secteur évoque en premier lieu la timidité supposée des élus à approuver des projets à l’approche des élections municipales. Le Covid-19 a, de fait, prolongé la situation car, si le premier tour a pu se tenir en mars, le second a été repoussé au 28 juin. « On est en crise avec une période électorale à rallonge qui a créé de l’attentisme », a résumé Alexandra François-Cuxac.
Appelant le gouvernement à prendre des mesures de relance et de simplification, les promoteurs se sont par ailleurs inscrits en faux contre une vision qui lierait crise sanitaire et densité d’habitation en milieu urbain. « Quand la ville recule, la civilisation recule », a prévenu Marc Villand, président de la FPI en Île-de-France, mettant en garde contre « une diabolisation de la ville qui fait paradoxalement que celle ci se sanctuarise » en interdisant toute création de logements.
Avec AFP

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