Bassel Abedi

Biographie
Fondateur de Rendementlocatif.com, Bassel est un ancien chef de projet chez Microsoft. Passionné de code, il a créé sa start-up en 2016 à la suite d’un constat : aucun outil numérique n’était mis en place pour permettre au grand public de calculer la rentabilité réelle d’un investissement immobilier …Lire la suite

Avec un marché très tendu et des prix en hausse dans les grandes villes notamment, les colocations se multiplient. Ainsi, pour les propriétaires bailleurs, il peut être très intéressant de louer une grande surface en colocation avec une meilleure rentabilité à la clé, à condition que ce type de location soit bien géré. Voici quelques conseils de notre expert Bassel Abedi, fondateur de RendementLocatif.com.

Investir dans un bien adapté
Pour qu’une colocation fonctionne, il faut tout d’abord que le bien soit adapté à la demande étudiante, à savoir dans une ville étudiante ou un quartier proche des universités. Par ailleurs, le logement doit disposer d’au moins deux chambres pour une colocation à deux minimum (avec trois ou quatre chambres, c’est alors l’idéal). Pour investir dans un bien destiné à la colocation, il conviendra alors d’opter pour des grands pôles urbains comme Paris, Lille, Toulouse, Bordeaux, Marseille ou Grenoble, ou des villes étudiantes de taille moyenne (Tours, Angers, Poitiers par exemple).
Bien recruter vos locataires
Il convient tout d’abord de bien choisir les futurs locataires, afin d’éviter le risque d’impayés. Le propriétaire-bailleur pourra bien sûr passer par une agence immobilière ou une personne mandatée s’il n’habite pas dans la ville du bien à louer, mais aussi gérer lui-même grâce à un site de gestion locative en ligne, en prenant dans tous les cas bien le temps d’examiner les dossiers avec attention.
Une fois les colocataires trouvés, il faudra vérifier leur solvabilité ou celle des parents en demandant les trois derniers bulletins de salaire, le dernier avis d’imposition et les trois dernières quittances de loyer. À savoir pour une assurance loyer impayé d’une colocation qu’il est possible de cumuler les revenus des colocataires pour y souscrire, ou ceux des garants.
Rédiger un bail avec une clause de solidarité
Dans la case « titulaires » du bail, il convient de bien indiquer tous les noms des colocataires. Chacun d’entre eux devra aussi signer ce bail. Contrairement à un bail locatif « classique », il est important, dans un bail de colocation, d’ajouter une clause qui rend les locataires solidaires pour le paiement du loyer, des charges, mais aussi des dégradations éventuelles. Ainsi, en cas d’impayé d’un des colocataires, les autres locataires devront le faire à sa place, ce qui offre aussi une « sécurité » de plus.
Bien gérer la rentrée des loyers
Il faut savoir qu’en matière de loyer, il conviendra de s’adapter à la « concurrence » afin de ne pas être au-dessus du prix du marché par rapport à la zone géographique et la taille de l’appartement, dans un but aussi d’éviter les vacances locatives en cas de bien surévalué. Attention aussi, les grandes surfaces se louent toujours un peu moins cher que les studios.
Une fois le loyer et charges déterminés (il conviendra de lister aux locataires ces charges), il faudra savoir comment procéder pour toucher les loyers. Ici, deux solutions sont envisageables : ou bien il faudra réclamer à chaque colocataire sa quote-part de loyer (un peu plus fastidieux pour le propriétaire en matière de gestion), ou bien il faudra désigner, en concertation avec les locataires, un responsable de la colocation qui procédera au règlement global du loyer chaque début de mois. Celui-ci pourra aussi servir d’interlocuteur privilégié.
Anticiper les changements de locataires
Enfin, en matière de gestion, la colocation sous-entend plus de « chances » de changement de locataires. Il conviendra alors de définir des règles à chaque changement de locataire et notamment de préparer un avenant au bail à chaque changement. Souvent, le ou les locataire(s) restant(s) choisira(ont) la nouvelle recrue, car il est important que la colocation se passe bien et dans la meilleure entente possible : cela évite aussi le « turn over » pour vous.
Mais, dans tous les cas, le locataire partant devra vous prévenir par lettre recommandée avec accusé de réception, trois mois avant (ou un mois si le motif le permet). Attention, il ne faudra pas restituer le dépôt de garantie en cas de départ d’un seul colocataire (la restitution du dépôt suppose la restitution effective des lieux). Il conviendra de bien gérer ces rotations, en demandant par exemple au colocataire entrant de donner sa quote-part de caution, afin que vous puissiez rendre celle du sortant. Il est donc conseillé de bien rédiger le bail de colocation, afin de protéger le propriétaire de tous les aléas administratifs auxquels il serait confronté.
Pour qu’une colocation se passe bien, il convient alors d’établir un bail adapté et bien rédigé pour faciliter les démarches du propriétaire. En effet, si la colocation peut permettre une meilleure rentabilité locative tout en étant attrayante pour les étudiants, elle demande aussi un peu plus de gestion à ne pas négliger.
Bassel Abedi, fondateur de RendementLocatif.com.

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Source : LaVieImmo.com : toute l’actualité immobilière