Comment rentabiliser une surface inoccupée dont vous êtes propriétaire? (©GERARD JULIEN – AFP)
Lancé par un avocat spécialisé dans le droit des nouvelles technologies, le site Immonetic propose de mettre à disposition d’un opérateur télécom un bien immobilier inexploité en vue d’y installer une antenne relais. Avec, à la clé, des revenus fonciers significatifs pour les propriétaires : jusqu’à 15.000 euros par an!
(LaVieImmo.com) – Comment rentabiliser une surface inoccupée dont vous êtes propriétaire? C’est la question sur laquelle s’est penché Franck Martin, avocat spécialisé dans le droit des nouvelles technologies et accessoirement mandataire en transactions immobilières. Sa réponse : y installer une antenne relais.
Pour avoir travaillé des années au service juridique d’un grand opérateur, Franck Martin connaît bien la difficulté pour eux de trouver des surfaces pour installer leurs équipements… et il sait aussi que beaucoup de propriétaires ont des biens inoccupés et qui donc ne leur rapportent rien. L’avocat se voit en bon intermédiaire. Il vient donc de lancer un service dédié via le site « immonetic.fr », avec une promesse : valoriser vos actifs immobiliers inexploités – dans le cas présent il s’agira de toucher une redevance d’occupation annuelle versé par un opérateur.
Étude de faisabilitéEstimez votre bien

Immonetic propose de lancer une analyse technique et juridique pour évaluer la faisabilité d’une installation d’une antenne relais dans toutes les surfaces inexploitées comme une terrasse en haut d’un immeuble laissée à l’abandon par son propriétaire, ou encore un petit terrain vide. De son côté, l’opérateur se charge de l’aspect technique en prenant soin d’étudier l’emplacement, afin de savoir si la zone est bien dégagée, de sorte que les ondes passent correctement pour une bonne couverture radio. Et après analyse minutieuse du plan local d’urbanisme, l’avocat sera en mesure de dire si rien ne s’oppose légalement à une telle installation.
Une fois ces investigations terminées, le propriétaire de la surface en question n’a plus qu’à signer un bail d’occupation avec l’opérateur, qui s’engage pour une durée de 9 à 12 ans. Ce contrat permet surtout au client de ce dernier d’obtenir une redevance annuelle non négligeable, allant de 8.000 à 15.000 euros par an en moyenne. Des « royalties » qui peuvent monter encore plus haut si le propriétaire décide d’accueillir plusieurs opérateurs.
Possibilité de recours
Comme dans tout projet d’urbanisme, les recours sont possibles, surtout quand il s’agit d’antennes relais dont l’installation suscite évidemment des craintes autour d’éventuelles risques sanitaires.
Sur ce point précisément, Immonetic insiste : l’agence nationale de sécurité sanitaire rejette tout risque pour la santé des personnes vivant à proximité de ces antennes.
Les opérateurs sont quoi qu’il soit dans l’obligation de respecter des règles strictes en termes d’exposition aux ondes, le législateur ayant fixé des seuils précis.
Malgré tout, les riverains et certaines mairies veulent régulièrement faire jouer le principe de précaution pour empêcher l’installation de ces antennes relais. Et même s’ils n’obtiennent pas souvent gain de cause, les délais liés à ces recours ont souvent tendance à décourager les opérateurs.

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