A Grenoble, les prix immobiliers reculent (©AFP)
Alors que les prix flambent à Bordeaux ou Metz, certaines communes voient leur prix reculer, parfois fortement.
(LaVieImmo.com) – La surchauffe des prix immobiliers ne concerne pas toute la France, loin de là. « Si les prix des logements anciens se stabilisent ou progressent au premier trimestre 2018 dans la majorité des départements, un quart des départements enregistre toujours des prix en baisse », constatent ainsi les notaires dans leur dernière note de conjoncture publiée ce jeudi.
Sur l’ensemble de la France, les prix progressent de 3,2% sur un an au premier trimestre. Comme habituellement, les prix en Ile-de-France s’envolent plus sensiblement (+4,3% sur an) que ceux en Province (+2,7%). Cette tendance est soutenue par la demande qui reste extrêmement forte avec 953.000 transactions réalisées au cours des douze derniers mois en avril. Un niveau à peine moins élevé que celui qu’on observait en début d’année. Cette situation générale masque cependant de grandes disparités géographiques. Car au niveau des grandes villes, les écarts se creusent.
Pratiquement +18% à Bordeaux
D’un côté, un petit groupe de villes se détache nettement, avec des agglomérations dont l’attractivité ne se dément pas, Bordeaux en tête. Alors que les chiffres semestriels de certains réseaux pouvaient laisser présager un atterrissage pour la perle de l’Aquitaine, les notaires continuent d’enregistrer des hausses de prix impressionnantes. Au premier trimestre, les prix médians des appartements anciens (50% ont été vendus en-dessous, 50% au-dessus) à Bordeaux ont encore grimpé de 17,9% sur un an pour atteindre 4120 euros le mètre carré. Lyon, pourtant très en forme (+10,5% à 3790 euros) est reléguée loin derrière. La capitale, elle, progresse deux fois moins vite que Bordeaux, avec une hausse de 7,3% à 9070 euros le m2. Parmi les villes affichant une augmentation très significative des tarifs, on citera notamment Metz (+10,2%), Bayonne (+9,8%), Reims (+9,4%), Rouen (+7,9%) ou encore Rennes (+7,5%).
Un deuxième groupe rassemble les communes où l’augmentation des prix est en ligne avec la moyenne nationale, comme c’est le cas à Nantes (+3,9%), Nice (+4,2%) ou Nancy (+3,8%). Ces villes ont toujours une solide cote mais ne flambent pas.
En revanche, dans d’autres agglomérations, les prix semblent avoir atteint un plafond. Il y a même quelques villes où les prix baissent. Grenoble voit ainsi le prix du mètre reculer de 6,4% au premier trimestre sur un an pour atteindre 2040 euros. La ville est désormais près de deux fois moins chère que Lyon. Les plus fortes baisses sont ensuite constatées à Besançon (-4,1%), Saint-Etienne (-3,3%), Toulon (-2,4%) ou encore Orléans (-2,4%). Plus que jamais, la localisation est reine dans la pierre.

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